[La Côte] Une Jeunesse trente ans après


asset-version-d5cb364f90-DATA_ART_10372431.JPGBenoît Ramel (à g.) et Anthony Tammaro, respectivement secrétaire et président de la Jeunesse de Nyon.

Trois jeunes de la région se réunissent pour faire revivre une société de Jeunesse en ville. Premier événement ce samedi.

 

Cela fait belle lurette que Nyon n’a pas eu de Jeunesse digne de ce nom. Ce sera peut-être bientôt chose faite grâce à l’initiative de trois vingtenaires de la région, Anthony Tammaro, Benoît Ramel et Michaël Funk. Ces trois potes de longue date établis respectivement à Saint-George, Nyon et Borex s’activent depuis le début de l’année pour mettre sur pied une telle société. «L’idée, c’est avant tout s’amuser!», annonce Anthony Tammaro, qui occupe le poste de président de cette nouvelle association.

Pour se faire connaître et recruter des membres, cette dernière organise samedi son premier événement public. Soit une soirée concerts gratuite sous la cantine des fêtes de Rive. Une manifestation qui devrait également lui permettre d’officialiser son existence. «Si nous faisons suffisamment de bénéfices, nous pourrons alors payer la cotisation d’adhésion à la Fédération des Jeunesses du district de Nyon (FJDN). Puis demander à la commune un local pour nos activités.»

Démarche insolite

Beau projet, mais tout de même étonnant. Car si les villages sont coutumiers du fait, il est beaucoup moins courant qu’une Jeunesse fasse son apparition en ville. Qui plus est à Nyon, où la dernière véritable société de ce type a mis la clef sous la porte à la fin des années 80. Il y a bien eu quelques tentatives par la suite, au milieu des années 90 puis au début des années 2000, mais toutes se sont rapidement soldées par un échec.

On peut alors se demander si le milieu urbain est véritablement propice à ce genre de rassemblement. «Plusieurs personnes m’ont fait cette remarque, confie Anthony Tammaro, mais avant de me lancer, j’ai fait des recherches pour comprendre ce qui n’avait pas fonctionné par le passé. J’ai fouillé dans les archives de la commune. J’ai aussi contacté un ancien caissier de la Jeunesse de l’époque. Et il se trouve que c’est avant tout pour des problèmes d’entente entre les gens que ça n’a pas marché.»

Pas que pour les Nyonnais

Autre particularité: deux des trois membres fondateurs ne résident pas à Nyon. Pourquoi n’ont-ils pas simplement intégré la Jeunesse de leur village, soit Saint-George et Borex? «Je ne connais pas bien les membres de la Jeunesse de Saint-George, répond Anthony Tammaro, pareil pour Michaël qui n’est pas proche de celle de Borex.» Du coup, la société sera ouverte aux personnes habitant la région au sens large, même si les habitants de Nyon seront prioritaires.

Pour l’heure, ils ne sont que six à animer l’association. Six jeunes gonflés à bloc et bien décidés à faire perdurer l’esprit des Jeunesses dans la région. Une équipe soudée qui imagine déjà présenter un char fleuri en son nom, lors d’un prochain giron. Et d’ailleurs pourquoi pas à Nyon?

 

 

Version original paru dans le journal « La Côte » du 11.08.2016, par Antoine Guenot.